Les bistrots de pays en pays catalan

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2 réponses

  1. mariefrance.thiery dit :

    Ah ! Jean-Michel, comme j’aime quand vous revendiquez de manière aussi gourmande et passionnée vos origines bourguignonnes. Et ce serait malvenu de ma part de vous contredire, alors que grâce à vous j’ai eu le bonheur de connaître et déguster le mythique escarboeuf. Oui, oui, j’irai même jusqu’à dire mythique car le mariage du bœuf et de l’escargot relève quand même au prime abord de la gageure.
    Bon, revenons-en au kir, au vrai, à l’unique. Vous avez raison, les autres ne sont que des ersatz, et il faut rendre au chanoine ce qui lui appartient. Je dois avouer que pour l’instant je n’ai pas gardé de souvenirs impérissables de dégustations de kirs. Où ils sont trop sucrés – trop de crème de cassis – ou pas assez, ou le blanc qui l’accompagne est insipide. J’ai succombé à pas mal de tendances : crème de pêche, rose, safran, mûre…. mais sans grande conviction. De plus en plus, désormais, je consomme à l’apéritif le vin blanc nature. Et justement, le bourgogne aligoté, je l’apprécie énormément. Dans sa plus simple expression, avec pour seule habit sa belle robe jaune dorée, c’est une petite perle, fruitée juste ce qu’il faut, que je savoure avec un immense plaisir… et il ne me viendrait surtout pas à l’idée d’y mettre des glaçons, cré non de non… je ne suis pas bourguignonne mais j’ai des principes !
    En tout cas, l’idée d’une escapade bourguignonne me trotte depuis longtemps dans la tête, mais les kilomètres sont là, et sont nombreux…. Cela viendra, en son temps, et là c’est sûr, je prendrai le temps de déguster le kir, le vrai, l’unique, celui de ce cher bon chanoine en l’honneur de qui je lèverai mon verre…. et glou, et glou.

  2. Jean-Michel 71 dit :

    Bonjour,

    Je suis sûr que vous attendiez un commentaire de ma part. Au-delà d’un commentaire, ce sera une réaction !
    En effet, vous mettez à mal “ma” Bourgogne et blessez mon “léger, mais très réel et revendiqué”, chauvinisme !

    Comment pouvez-vous parler d’un “…kir réalisé avec un sirop de safran local ou bien un sirop de thym…”.

    Je ne doute pas que ce breuvage soit “très agréable en bouche…” mais cette potion, pour magique qu’elle soit, ne saurait, jamais, au grand jamais, s’appeler Kir.

    Un Kir est un apéritif, à base de crème de cassis et de vin blanc Bourgogne Aligoté, né quelques temps après la seconde guerre mondiale. Il porte le nom de son inventeur, le Chanoine Kir, emblématique maire de Dijon.

    La recette originale du Kir, le seul, le vrai, se compose d’un tiers de crème de cassis (qui est une liqueur (20°) et non un sirop) et de deux tiers de vin blanc Bourgogne Aligoté.

    Le Chanoine Félix Kir aurait eu l’idée de créer cette boisson, cet apéritif, pour faire augmenter la consommation du Bourgogne Aligoté et diminuer ainsi les stocks de ce vin blanc, à l’époque, quelque peu astringent. Astringence qui explique la part importante (1/3) de la crème de cassis pour l’effacer.

    Aujourd’hui, la qualité du Bourgogne Aligoté s’est fort améliorée, à en devenir un vin blanc qui fait la nique à d’autres de grands noms (et à moindre coût) pour moult entrées, escargots, charcuteries, poissons, fruits de mer…

    Un Kir, maintenant, c’est, pour moi, un gros dixième de crème de cassis dans neuf petits dixièmes de Bourgogne Aligoté. Et sans glaçons, sacrilège suprême !

    Dijon doit aussi à la volonté, à la détermination, à la pugnacité de son maire, le Chanoine Félix Kir, l’initiation, la création et la réalisation du lac éponyme, le “Lac du Chanoine Kir”, seul plan d’eau de l’agglomération.

    Allez, allez, Marie-France ! Venez, venez en Bourgogne, pour faire comme le dit un certain Jean-Luc, une escapade gourmande…

    Cordialement,
    Jean-Michel 71

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